In diesen Tagen begeht man den 200. Geburtstag eines der Grossen der Musikgeschichte. Richard Wagner wird gefeiert. Nur zu gerne lässt man sich von seiner Musik berauschen: ein Genie, nichts weniger. Ein Genie, leider, das uns einen Stachel ins Fleisch treibt. Wagner war ein notorischer Antisemit. Blättert man in seiner Schmähschrift „Das Judenthum in der Musik“, mit der er sich ein Leben lang gebrüstet hat, kann es einem schlecht werden. Kein Zweifel: Das Genie Wagner ist als Mensch mit derartigen Überzeugungen verachtenswert. Den Zwiespalt, Musik zu geniessen, die ein Verachtenswerter komponiert hat, wird man nicht los. Ein ethisch-ästhetisches, ein unlösbares Problem: weder kann man Wagners Antisemitismus kleinreden oder verzeihen, noch liesse sich beweisen, dass dieser Dreck seine Musik vergiften würde. Wie gehen die Regisseure seiner Opern mit dem Konflikt um? Der eine, Burkhard C. Kosminski in Düsseldorf, macht aus Tannhäuser einen Nazi, der Juden erschiesst. Eine Provokation von seltener Einfältigkeit. Sie hat ein paar Besucher buchstäblich krank gemacht und den Intendanten des Theaters dazu bewogen, die Aufführung abzusetzen. Der andere, Hans Neuenfels, der in Zürich eine Aufführung über das Leben des Komponisten inszeniert, kennt das Dilemma, wenn er in einem Interview von dem „grässlichen Etwas“, vom „verbrecherischen Punkt“ in Wagners Biografie spricht - und dann meint, Wagner mit den Nazis gleichzusetzen sei für ihn „absolut indiskutabel“. (Christoph Kuhn)
L’ancienne centrale nucléaire sous haute surveillance
Par Christian Campiche, La Méduse
S’agissant de la santé du citoyen, la nouvelle devrait être classé de niveau 1, pourtant elle est reléguée en bas de page des quotidiens locaux. L’ancienne centrale nucléaire de Lucens se trouve sous haute surveillance, a annoncé mercredi 4 avril 2012 l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).
En cause: le tritium, un élément radioactif dont la présence dans l’eau du système de drainage a plus que décuplé en dix ans. Cette eau se déverse dans la Broye, une rivière de 79 kilomètres de long, qui traverse les cantons de Fribourg et Vaud avant de se jeter dans le lac de Neuchâtel.
L’OFSP assure qu’il n’y a pas de danger pour l’environnement et la population mais n’en précise pas moins qu’il procédera à des prélèvements quotidiens sur le site désaffecté depuis plus de quarante ans. Construit entre 1962 et 1967 dans une cavité de molasse, le réacteur nucléaire avait été entièrement détruit le 21 janvier 1969, suite à la fusion partielle du coeur consécutive à un problème de refroidissement.
Député vert broyard, Roman Hapka s’insurge: « l’eau potable va avoir un goût saumâtre dans la Broye, sans parler de celle d’Henniez! Quand j’entends les déclarations de l’OFSP, j’ai l’impression de me trouver à Tchernobyl ou Fukushima. En tout cas, je vais continuer à suivre l’affaire de très près, car il ne faut pas que l’accident de Lucens soit enterré une seconde fois. Imaginons que le taux de Tritium augmente d’année en année, sans parler des dizaines d’autres isotopes qui ont été libérés en 1969: même si il n’y a pas forcément de danger immédiat pour la santé publique, l’image de la Broye verte et accueillante sera démolie. Qui voudra venir vivre avec ses enfants dans une zone perçue comme contaminée? »
En avril 2011, les verts broyards s’inquiétaient, dans un communiqué, de « la politique d’omertà des autorités suisses chargées des questions nucléaires ». Dans la foulée, ils demandaient l’arrêt immédiat de la centrale nucléaire de Mühleberg, près de Berne. Aujourd’hui ils attendent du conseiller fédéral Alain Berset qu’il joigne les actes à la parole. L’an dernier, alors qu’il représentait son canton au Conseil des Etats, le Fribourgeois avait déposé une interpellation au parlement, s’inquiétant des coûts d’assainissement de la centrale de Lucens.
« Vu que c’est Alain Berset qui mène maintenant la barque à Berne, on devrait y voir plus clair », espère M. Hapka. Il faut absolument que nous établissions rapidement une liste de revendications légitimes, car les chiffres sont encore et toujours minimisés par l’OFSP. Il est tout simplement inacceptable que les autorités aient menti depuis des décennies et surtout que rien n’a été fait pour connaître réellement les risques futurs, comme des sondages dans la roche, par exemple. Nous devons dès à présent tout mettre en œuvre pour que plus un litre d’eau contaminée ne s’échappe de la centrale. »






















